Après plusieurs années de patient travail, mon ouvrage Des loups et des hommes voit le jour dans la merveilleuse collection Terre humaine, chez Plon ! Un rêve de prendre part à cette collection qui permet de poser un regard singulier sur un univers comme l’a fait le premier Jean Malaurie dans les années 50 sur les Inuits tandis qu’une base nucléaire américaine secrète s’implantait sur leurs terres et allait menacer un équilibre immémorial. Dans cet âge d’or de l’anthropologie, en quête de « l’humble vérité » chère à Maupassant, il y eut bien sûr Claude Lévi-Strauss et ses Tristes Tropiques, Philippe Descola témoignant de ses années éblouissantes parmi les Indiens d’Amazonie…

Ces ouvrages fondateurs ont tant inspiré mes années d’études qu’il est presque irréel aujourd’hui de m’inscrire dans leur lignée avec ce livre qui parle des bergers, écologistes, politiques et scientifiques d’une part, et des loups d’autre part, autant dire des derniers territoires « sauvages » de France. Qu’entendre par « sauvage » aujourd’hui ? Dans quelle vision de la nature s’inscrire ? Serions-nous à l’aube d’un nouveau cycle ? J’espère que nous aurons l’occasion d’échanger sur ces questions fondamentales autour de ce livre auquel j’ai tant donné.

 

« Pour Caroline, qui n’a pas renoncé à la beauté des débuts du monde, le loup apporte un chant de liberté. Notre pays ultra-peuplé s’enrichirait à le laisser s’exprimer. L’auteur invoque un peu de notre « part sauvage » sur cette Terre humaine… trop humaine ! »

Sylvain Tesson dans le magazine Lire « Les 100 livres de l’année », décembre 2018.

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